Faire un voyage scolaire pour un enfant avec un handicap

Il est bien connu qu’en automne, parmi les nombreuses activités scolaires, l’organisation de voyages est une pratique courante ; certains élèves handicapés risquent cependant de ne pas y participer, faute d’attention de la part des mêmes enseignants, pour anticiper et endiguer les obstacles découlant des barrières architecturales que le handicap implique.

En ce sens, l’épisode impliquant l’Institut Fermi de Pontedera est pertinent, où le directeur de l’école a dû revoir l’organisation d’un voyage scolaire afin de permettre la participation d’un élève handicapé. Au départ, en effet, il était prévu d’utiliser le train pour se déplacer ; l’étudiant en fauteuil roulant n’a cependant pas pu participer car la gare de Pontedera n’est pas équipée pour accueillir les personnes handicapées. Pour ces raisons, tous les élèves ont dû être transférés en bus. L’école a dû revoir l’organisation de la sortie éducative afin d’éviter un résultat discriminatoire, pour un élève.

Discrimination des élèves handicapés 

Bien que l’histoire de cet événement date du 1er mai 2014, elle représente en réalité la partie émergée de l’iceberg, puisque les récits de cas montrent à ce jour que des épisodes de ce type sont à l’ordre du jour et que, malheureusement, tous ne se résolvent pas positivement grâce à l’intervention opportune du personnel scolaire.

Bien que la note MIUR n. 645/02 précise que, les visites guidées et les voyages éducatifs représentent une opportunité fondamentale pour la promotion du développement relationnel et formatif de chaque élève, en particulier pour ceux qui ont un handicap, pourquoi les voyages éducatifs ne sont pas planifiés pour leur permettre de se sentir totalement inclus ?

Une bonne organisation pour ne pas exclure les handicapés

Il convient de souligner que, bien que ce décret sanctionne le droit à l’inclusion des élèves handicapés, il appartient à la direction de l’école elle-même de décider des critères à adopter pour garantir ce principe. En revanche, le conseil d’école doit élaborer un règlement spécifique. À cet égard, la note MIUR n. 2209/12, a en effet précisé que : selon le D.P.R. 275/99, les écoles ont une autonomie complète dans la définition des modalités de planification des voyages éducatifs et des visites guidées.

Étant donné qu’il n’existe pas de protocole à suivre par tous les établissements d’enseignement pour l’inclusion des personnes handicapées, il conviendrait que le personnel enseignant, au début de l’année scolaire, planifie toutes les sorties en tenant compte des besoins particuliers de certains élèves. En outre, la possibilité d’organiser des voyages éducatifs doit coïncider avec la volonté des enseignants d’y participer. Ceci est, particulièrement, vrai pour l’enseignant de soutien. Toutefois, l’indisponibilité de l’enseignant ne compromet en rien la participation de l’étudiant handicapé. Si un enseignant supplémentaire est nécessaire, un autre enseignant de la classe peut participer. La disponibilité donnée, en début d’année scolaire, n’implique pas d’obligation. En cas d’empêchement imprévu, il peut arriver qu’un enseignant ne puisse pas participer. L’indisponibilité d’un ou plusieurs enseignants ne peut et ne doit pas compromettre la participation d’un étudiant handicapé. Dans les situations impossibles à résoudre, les voyages éducatifs doivent être annulés pour tout le monde, et pas seulement pour quelqu’un.

Même si ces dernières considérations ne font pas partie des obligations d’un directeur d’école, toute personne qui occupe un rôle institutionnel aussi important a un devoir éthique. Sans compter qu’il est du devoir des enseignants, en plus de fournir à leurs élèves une préparation adéquate, de leur enseigner l’importance du respect des autres. Ce n’est qu’ainsi que ces enfants/adolescents en âge d’être scolarisés pourront aspirer à devenir de meilleurs hommes et femmes à l’avenir, ainsi qu’à être éduqués.

Participer à un parcours éducatif devrait être une norme et non un exception

Il est fondamental de diffuser les principes d’une culture inclusive dès les premières années d’école, afin de pouvoir espérer un progrès social qui ne soit pas indifférent. Pour que ce changement s’opère, il est indispensable que l’ensemble du corps enseignant soit ouvert à une remise en question permanente, en donnant à tous les élèves, handicapés ou non, la possibilité de vivre un voyage scolaire en toute sérénité et avec tout le confort possible, ce qui ne peut que consolider les relations d’amitié. Pour réaliser tout cela, il est nécessaire qu’un bon enseignant, dans certaines circonstances, descende de son bureau et soutienne ses élèves lorsque cela est nécessaire (surtout ceux qui ont un handicap), mais sans faire de favoritisme qui pourrait nuire à l’élève handicapé lui-même.

Il n’existe pas de manuel de conduite auquel un enseignant doit se conformer pour faciliter l’inclusion des étudiants handicapés, dans la classe. Il est certain que permettre à chacun de participer à un parcours éducatif devrait être la norme et non l’exception, une condition qui, dans la plupart des cas, ne se produit pas parce que, malheureusement, les principes d’une culture inclusive ne sont pas pleinement pris en compte, bien que dans l’ère actuelle dans laquelle on vit, il y ait une marge d’amélioration.

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